KARATE, JUDO, SPORTS ET....TAIJI/ QIGONG , QUELLE DIFFERENCE ?

 

Souvent on nous demande de préciser ce qui peut bien différencier la pratique de certains Arts Martiaux comme le Karaté, le Judo, etc... ou la plupart des activités sportives avec la pratique du Taiji Quan (Tai Chi Chan) ou du Qi Gong (Chi Gong) disciplines martiales et énergétiques Chinoises.

L'objectif de l'effort et du dépassement de soi dans la plupart des sports débouche souvent sur un " surentraînement. " Une certaine forme d'obstination dans cette voie, suscite divers traumatismes et nécessite une dépense énergétique qui à la longue finit par puiser sur le capital vital de chacun, au détriment d'une certaine idée d'intégrité et de longévité.

Dans le cadre du Taiji Quan et du Qi Gong, le dépassement de soi passe d'abord par " la connaissance de soi " dans le respect de sa propre nature et de ses rythmes biologiques profonds.

Une des caractéristiques de nos pratiques, c'est de permettre au corps, aux cellules de mieux récupérer et de capitaliser l'énergie vitale. Quels sont les moyens pour y parvenir ?

Par la recherche d'une plus grande détente musculaire , se relâcher sur le plan musculaire mais aussi sur le plan mental permet d'adapter une gestuelle plus lente.

L'acquisition de ces deux paramètres, relâchement et lenteur va nous aider à faire un travail sur la respiration en harmonie avec une meilleure appropriation de la conscience du mouvement. La valeur thérapeutique qui résulte de cette démarche se mesure dans un premier temps par l'élimination de nombreuses tensions, et problèmes de stress. L'impression de fluidité et d'aisance qui émane d'un pratiquant assidu révèle l'état de bien-être acquis grâce au respect des ces règles fondamentales .

C'est en pratiquant le style d'origine de Taiji, le style Chen associé à l'approfondissement du Qi Gong que le pratiquant pourra dans un souci d'exploration plus soutenu conjuguer les bienfaits de l'alternance : celle de la lenteur et de la rapidité, de l'étirement et de la spirale propre au style Chen, mais aussi de la contraction brève et du relâchement, du dynamisme sans la précipitation....tout est question de mesure et d'équilibre.

Expérimenter avec le corps et l'esprit les contrastes de la vie tout en les maîtrisant, voilà une quête pour l'homme et la femme de notre époque ! En tout les cas à l'association K'IEN LI on cherche à se donner les moyens de progresser dans ce sens. Par ailleurs le Ministère de la Jeunesse et des Sports en donnant son agrément à la fédération des Tai Chi et Chi Gong à bien compris l'enjeu futur et la portée des bénéfices à long terme que pourrait générer nos pratiques. Ainsi, face à une certaine demande, il nous est paru indispensable d'ouvrir cette discipline aux enfants en adoptant des principes pédagogiques appropriés et accessibles à cette catégorie d'âge.